De l'anglais dans la formation des aides-soignants en 2021 !


La profession d’aide-soignant attendait avec impatience l’arrêté qui présenterait le nouveau cadre du référentiel métier et formation des aides-soignants. Le métier évolue et ils ne seront plus considérés comme de simples exécutants dans le processus de prise en charge et de soin du patient.


L’évolution de la profession des aides-soignants

De nouvelles habilitations permettront aux aides-soignants de dispenser des soins de la vie quotidienne, ou des soins qui assurent la continuité de la vie et de l’autonomie des patients. Cette nouvelle habilitation fait collaborer les infirmiers et les aides-soignants avec une responsabilité partagée. De nouvelles missions sont donc définies pour préciser ces nouvelles habilitations : accompagner la personne dans les activités de sa vie quotidienne et sociale dans le respect de son projet de vie, collaborer au projet de soins personnalisé dans son champ de compétence, contribuer à la prévention des risques et au raisonnement clinique interprofessionnel. Le nouveau référentiel intègre donc des actes qui n’étaient pas pratiqués par les aides-soignants jusqu’à présent : pose de suppositoire, application de crème et de pommade, recueil de glycémie par captation capillaire ou par lecture instantanée transdermique, pose et changement de masque pour l’aide à la respiration en situation stable chronique, réalisation d’aspiration endotrachéale sur l'orifice trachéal cicatrisé et non inflammatoire, changement de lunette à oxygène courbe avec tubulure sans intervention sur le débitmètre, recueil aseptique d’urines hors sonde urinaire.



De nouvelles compétences à intégrer

La réingénierie de la formation du métier d’aide-soignant va axer l’apprentissage en IFAS sur de nouvelles compétences métier évoqué précédemment. Ces nouvelles compétences, réparties en 5 blocs, donnent naissance à 10 modules d’apprentissages : module 1 (147 h) accompagnement d'une personne dans les activités de sa vie quotidienne et de sa vie sociale, module 2 (21 h) repérage et prévention des situations à risques, module 3 (77 h) évaluation de l'état clinique d'une personne, module 4 (182 h) mise en oeuvre des soins adaptés évaluation et réajustement, module 5 (35 h) accompagnement de la mobilité de la personne aidée, module 6 (70 h) relation et communication avec les personnes et leur entourage, module 7 (21 h) accompagnement des personnes en formation et communication avec les pairs, module 8 (35 h) entretien des locaux et des matériels et prévention des risques associés, module 9 (35 h) traitement des informations, module 10 (70 h) travail en équipe pluri professionnelle qualité et gestion des risques. À cela s’ajoute des formations en milieu professionnel réparti sur l’ensemble de la formation.



L’arrivée des langues vivantes et de l’anglais

Le module n°6 : relation et communication avec les personnes et leur entourage, contient désormais une initiation à l'anglais professionnel ou à une autre langue étrangère ou régionale en fonction de la spécificité du territoire d'implantation de l'IFAS. Pour la première fois, la formation d’aide-soignant contient donc une formation en langue étrangère avec l’objectif de faciliter la communication avec les patients et leur entourage. Le référentiel ne précise pas le nombre d’heures affecté à cette initiation, et laisse le champ libre aux établissements de formation pour l’organisation de l’apprentissage de la langue vivante. L’avantage pour eux est qu’ils pourront mettre l’accent sur une compétence au combien nécessaire, notamment dans les régions frontalières et régions touristiques. L’anglais remplit alors un rôle important pour l’accueil des patients étrangers avec la maîtrise de compétences comme la compréhension et l’expression orale, mais également la maîtrise d’un vocabulaire métier spécifique au monde médical et hospitalier.



Par Régis Meyer | 15 juillet 2021 | English World

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